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| Né durant l’été 68 au Québec c’est vers l’âge de dix-sept ans qu’Alain Richard découvre la peinture et le plaisir qu’elle procure. Il débute d’abord en peignant au pinceau des paysages de Charlevoix qu’il connaît bien et principalement du village des Éboulements qu’il fréquente assidûment. De facture classique, ses premières toiles ne sont pas sans rappeler le style pictural des peintres de la région.
En 1989, après des études classiques, Alain Richard décide de partir voyager en Europe pour quatre mois, il y restera neuf mois, visitant plusieurs pays d’Europe ainsi que les principaux musées. Liant lors de son voyage des contacts dont la plupart sont encore présents dans sa vie. De retour au pays, il refuse de retourner aux études pour se consacrer à voyager et à peindre. En 1992, il séjourne durant plusieurs mois au Mexique et en Amérique Latine. C’est au Guatemala, après une rencontre avec un enseignant de « l’Escuela Regional Humberto Garavito » qu’il décide d’étudier les beaux-arts. Il s’installe donc dans la ville de Quetzaltenango où se situe l’école et y restera une année complète terminant avec un premier prix de peinture ainsi que deux mentions en dessin et en sculpture. Durant son séjour au Guatemala et comme à chaque endroit où il s’installe son regard sur la peinture change, il a troqué ses pinceaux pour n’utiliser que le couteau, il ne peint plus la réalité d’un paysage mais des femmes et des oiseaux issus de son imagination, il abandonne aussi les couleurs vives pour des couleurs plus chaudes. De retour au Québec, il expose pour la première fois son travail dans la Capitale. En 1995, il décide de nouveau de partir s’installer ailleurs, l’Espagne le tente, on lui a parlé de certaines villes à la vie artistique intense. Il ne s’y rendra jamais. De passage en France, des amis lui proposent une maison dans le sud de la France et plus exactement sur le plateau du Larzac à 80 km au Nord de Montpellier. C’est ainsi qu’Alain Richard se retrouve dans le village du Cros, petit village d’une quarantaine d’habitants, sur le plateau aride et faiblement peuplé du Larzac. Ne s’arrêtant pas de peindre, il se lance dans de nouvelle recherche picturale qu’il expose dans des galeries à Paris et à Lodève. Avant de rentrer au Québec, il décide de continuer sa route vers la Grèce et plus précisément pour l’île de Rhodes où il séjournera plusieurs mois avant de rentrer au pays en 1999. Au cours des dernières années, Alain Richard découvre l’Univers, au travers de ses lectures de livres des astrophysiciens Hubert Reeves et de Michel Cassé, peu à peu le sien s’en trouve bouleversé. Il se met alors à peindre le cosmos, non celui existant mais celui qu’il perçoit. Pour Alain Richard, le cosmos est fascinant. Le hasard et la nécessité le conduisent à essayer de peindre un paysage contemplatif cosmique. Il lui a toujours été difficile de décrire une démarche artistique, considérant l’envie de peindre comme quelque chose de mystérieux ; la peinture recelant une grande part d’indicible…Un tableau peut-il se regarder en l’absence de pensée, de raison? Par son travail, il cherche à provoquer une rencontre entre le spectateur et les tableaux, chacun voyageant comme il le veut dans ces paysages d’un cosmos imaginaire peuplé d’une infinité d’étoiles. |
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Pour contacter l'artiste, contactez Renelle Morency en cliquant ici. |