Jenny McNeil

Jenny McNeilBiographie

Né À Port-Cartier elle peint depuis sa tendre enfance. Elle suit des cours chez les religieuses de Sainte-Croix et elles ne sont pas surprises de la voir peindre plus tard. Elle se perfectionne à L'Académie de peinture de Sylvia Araya de Québec puis à la Grande Chaumière de Paris. Elle fait un voyage culturel à New York. Elle expose dans plusieurs Galeries au Québec et en France, Bruxelles. Elle participe à plusieurs symposiums au Québec et Nouveau Brunswick.

Elle est l'instigatrice du Symposium de son village de Saint-Ulric pendant trois ans, dont elle est la présidente. Elle a été aussi Présidente de L'association des artistes peintres de Saint-Flavie, le groupe ALIZARIN. Elle est vice-présidente de la Galerie d'art Matane. Elle est administratrice au niveau de la Culture du Bas Saint-Laurent.

On retrouve une de ses oeuvres sur la carte des membres de la Galerie d'art de Matane. Ses oeuvres sont dans plusieurs collections privées et dans des collections de compagnies. Son nom est dans le journal le Lien produit par le ministère des affaires culturelles et aussi dans la revue des Aînés produit par la Fédération de l'Est du Québec.

Démarche artistique

Passionnée par tout ce qui bouge, fascinée par la dynamique des éléments qui font évènement au moment de leur rencontre, elle sait à travers ses yeux, sa sensibilité et ses couleurs, nous émerveiller et nous séduire dans la construction de mondes qui tantôt nous affleurent ou tantôt mettent à nu les racines qui nous lient à l'univers.

Le tableau est le lieu d'explosion de la diversité et de l'infinité des forces cosmiques dans des tranches instantanées de temporalité. Les repères traditionnels du monde extérieur et intérieur sont bouleversés, voire renversés. Elle déjoue nos modes d'appréhension du dehors et du dedans en montrant la ténuité d'une forme qui émerge, se construit et puis vacille avant de s'effondrer dans le magma qui l'a engendrée.

L'acte de peindre consiste à faire apparaître la dynamique de passage de mondes instables mais qui pourtant scintillent de toute leur intensité au moment de leur apparition. Les rencontres y sont fortuites et l'ordre apparent qui se construit au moment de leur saisie livre la fragilité des choses et des êtres. Car, ce qui est donné à voir, ce sont les engendrements eux-mêmes, les naissances et les co-naissances dans un univers ou le vide apparent et les interstices sont générateurs d'existence. Et il y n'y a qu'un pas entre les interfaces des mondes externes et internes.

Ces mises en scènes exigent à la fois concentration et sensualité au moment de leur construction. Par un geste franc, l'artiste s'inscrit dans la tradition des grands maîtres fauvistes qui ont su, par l'utilisation du contraste et la recherche de luminosité, livrer au mondes latents aux frontières de la perception.