Biographie
Peintre-autodidacte, Michelle Bélisle est née à Mont-Joli, petite municipalité aux portes de la Gaspésie. Ayant toujours vécue à proximité du fleuve , où elle passe tous ses étés depuis son enfance, elle affectionne tout particulièremente les scènes marines. Travaillant à la spatule dans une riche palette de couleurs, ses tableaux dégagent une belle luminosité, rappelant le style impressionniste. Représentée à l'est de Québec et en Gaspésie , dans quelques galeries, ce n'est qu'un début puisqu'elle ne peint professionnellement que depuis 2008.
Démarche artistique
Les fondements de ma démarche sont plutôt simples; une grande
sensibilité devant les attraits de la nature et des objets, ainsi que le
désir de partager ma vision avec le plus de gens possible. À priori,
tout est une question de luminosité, d'éclairage. Peu importe ce que
l'on regarde, si l'éclairage est flatteur comme celui d'une fin de jour
avant le coucher du soleil, le plus banal caillou deviendra une pierre
précieuse, en se parant des plus beaux reflets. Par mes tableaux,
j'aimerais transmettre une image différente de ce qui m'entoure, de ce
que l'on regarde à tous les jours sans voir véritablement.
Native du Bas- St –Laurent , plus précisément de Mont- Joli, j'ai passé
tous mes étés aux abords du fleuve, à Ste- Flavie. Adolescente , j'ai
découvert les possibilités infinies de l'huile, après plusieurs années
de photographie. Celle-ci, ne me laissait pas assez de latitude pour
exprimer mon art. Nous étions encore à l'époque de la photographie
argentique. Reproduire passivement tout ce qui me semblait d'un réel
intérêt sans toutefois pouvoir transmettre l'émotion me manquait .J'ai
ainsi débuté à l'huile et au pinceau mais, rapidement, j'ai troqué le
pinceau pour la spatule. Plus de liberté dans le mouvement, plus de «
brillance », plus de texture , plus d'épaisseur qui laisse presque
suggérer une troisième dimension.,c'est ce qui m'a conquit de ce médium.
À cette époque mon mentor était Umberto Bruni. Ses couleurs et ses
sujets m'interpellaient . C'était l'époque où je peignais beaucoup dans
les teintes de gris et de bruns, tel des arrière-cours des ruelles avec
fond de corde à linge et poubelles, de vieilles maisons, des portraits
de vieillards sympathiques ayant un vécu particulier. J'explorais les
possibilités que pouvaient m'offrir le couteau.
Plusieurs lectures de bouquins d'art, quelques voyages en Europe et dans
plusieurs splendides régions du Québec, m'ont donné le goût d'oser les
couleuvrines, lumineuses, éclatantes et les sujets moins conventionnels.
C'est aussi l'époque où j'ai découvert Francesco Iacurto.
J'ai ensuite exploré avec ma caméra les différentes prises de vue, du
grand-angulaire au traditionnel « zoom ».Ce dernier m'a plu
immédiatement. Mes thèmes favoris : les fleurs toujours en premier plan
et les scènes marines, du vieux cordages échevelé au vieux chalutier et
ses bouées multicolores.
Aujourd'hui, tout ce qui se rapproche du fleuve, de la mer, sont mes
sujets de recherche. Comment transmettre par mes toiles toute la
luminosité, les teintes chaudes et les détails qui confèrent au sujet ce
petit quelque chose « jamais vu » sinon jamais remarqué. Les reflets sur
une mer calme, la transparence, les marques du temps laissés sur les
objets sous différents éclairages, sont autant de sujets que j'aimerais
maîtriser davantage.
Ayant déjà, à maintes reprises, visité les Îles -de - la-Madeleine et la
Gaspésie afin de capturer avec mon appareil tous les petits ports de
pêche, ainsi que les bords du fleuve de Québec à Ste-Flavie. J'aspire
aujourd'hui à parcourir la Bretagne, berceau de nos ancêtres pour y
rencontrer des peintres de là-bas, échanger avec eux, étudier leur
technique, rencontrer les pêcheurs à leur retour de la pêche, et
m'imprégner de la magie du moment, afin d'apporter une vision nouvelle à
mon art.
